Dexia : l’accord temporaire remanié sur les garanties d’Etat
Selon l’Echo et de Tijd, l’accord temporaire qui accorde au groupe franco-belge la garantie des Etats belge, français et luxembourgeois sur un montant de 45 milliards d’euros a été remanié.
Dexia : l’accord temporaire remanié sur les garanties d’Etat
L’accord initial pris à la fin de l’an dernier était en effet fort inefficace, puisque Dexia devait pour bénéficier de cette garantie apporter également en gage d’autres actifs (comme par exemple des obligations d’Etat). Or ces actifs lui servaient aussi pour avoir du financement de la Banque centrale européenne. Le patron de Dexia Pierre Mariani avait souligné ce point lors de son audition devant la commission parlementaire sur Dexia
Dans les faits, Dexia bénéficiait quand même, sur une certaine partie de ces 45 milliards, de garanties « non collatéralisées », c’est à dire accordées sans devoir mettre des obligations en gage, mais qui était accordées au compte-gouttes.
L’accord intervenu ces derniers jours coule cette disposition dans un texte : Dexia bénéficiera sur ces 45 milliards de 17 milliards vis-à-vis desquels le groupe ne devra pas apporter de collatéral.
Avec cette ligne, d’ailleurs, Dexia devrait solder, comme Pierre Mariani l’a dit lors de la présentation des résultats ce jeudi, la ligne de crédit (d’une dizaine de milliards d’euros) que Dexia avait encore sur son ancienne filiale, Dexia Banque Belgique.
Toutefois, le vrai problème de Dexia n’est pas là : on sait depuis décembre que cette ligne de crédit temporaire arrive à échéance fin mai. D’ici là, il faudra donc que Dexia, les Etats et la Commission européenne arrive à un accord sur le nouveau plan de restructuration du groupe (qui sera présenté le 21mars à la Commission) et surtout sur un accord définitif portant la garantie des Etats à 90 milliards d’euros pendant dix ans. Un accord définitif que Pierre Mariani a considéré jeudi comme vital pour assurer la continuité du groupe (voir Le Soir du 24 février).

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