Dexia : Ecolo veut renégocier la garantie d’Etat
Ecolo et Groen ont décidé de combattre l’accord sur les garanties d’État pour Dexia devant le Conseil d’État. Les Verts jugent la participation belge trop lourde.
Les députées Zoé Genot (Ecolo) et Meyrem Almaci (Groen) ont déposé une requête devant le Conseil d’État afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté royal du 18 octobre 2011 accordant une garantie de 54,4 milliards à Dexia S.A.
Elles ont ainsi rejoint l’action introduite à la fin de l’année passée par le CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde) et Attac.
Les deux députées et les associations estiment que cette garantie hypothèque, pour 20 ans, la stabilité de nos finances publiques et l’avenir économique du pays.
Car 54,4 milliards d’euros, ce n’est pas de la roupie de sansonnet. Cela représente 15 % du PIB (le produit intérieur brut, soit la richesse créée en une année par l’économie belge).
Et si, un jour, ces garanties devaient être activités, cela pourrait coûter cher à l’État (dont la dette frôle déjà les 100 % du PIB, en partie à cause des conséquences de la crise financière) et donc, in fine, aux citoyens belges.
Or, le gouvernement a pris cette décision sans consulter les élus de la Nation.
« Nous avons décidé de soutenir l’action des associations devant le Conseil d’État. Nous y avons d’ailleurs un intérêt supplémentaire : le fait que nos droits parlementaires ont été lésés », nous expliquait hier soir Zoé Genot.
Elle rappelait ainsi que la France – qui s’est engagée pour un montant nettement inférieur (32,85 milliards, soit moins de 2 % de son PIB) – a soumis la question au vote de l’Assemblée nationale.

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